Après un dégât des eaux, la fuite est souvent réparée vite — mais le mur, le placo, le sol ou la chape, eux, peuvent rester chargés d'eau pendant des semaines. Et c'est précisément là que les ennuis commencent : moisissures, odeurs, peinture qui cloque, travaux refaits deux fois. Sécher « naturellement », en ouvrant les fenêtres, peut suffire sur un petit incident. Sur un vrai sinistre, c'est long, incertain et risqué. Cet article vous explique concrètement comment se déroule une intervention d'assèchement après dégât des eaux menée par GIC Assèchement, étape par étape.
Pourquoi assécher rapidement après un dégât des eaux ?
Tant qu'un matériau reste humide, il continue de se dégrader. Et plus on attend, plus l'addition grimpe. Les principaux risques d'un séchage trop lent ou mal mené :
- développement de moisissures sur les murs et derrière les plinthes ;
- apparition d'odeurs persistantes de moisi ;
- dégradation du placo, qui gonfle, se déforme ou s'effrite ;
- humidité piégée dans les sols, chapes ou isolants ;
- peinture qui cloque ou se décolle après remise en état ;
- travaux de rénovation engagés trop tôt, à refaire ;
- aggravation du sinistre initial et alourdissement du dossier d'assurance.
À retenir
Étape 1 : vérifier que l'origine du dégât des eaux est traitée
C'est une évidence souvent oubliée : aucun assèchement n'a de sens si l'eau continue d'arriver. Avant de poser le moindre déshumidificateur, on s'assure que :
- la fuite est réparée (plomberie, joint, équipement défectueux) ;
- l'infiltration est stoppée (étanchéité, façade, toiture) ;
- en cas de doute, une recherche de fuite non destructive est engagée ;
- un contrôle visuel est fait dans les zones environnantes ;
- les photos du sinistre sont prises pour le dossier d'assurance.
Si l'origine n'est toujours pas claire, nos équipes peuvent mobiliser une caméra thermique pour localiser un point d'entrée invisible avant de lancer l'assèchement.
Étape 2 : réaliser les premières mesures d'humidité
Chez GIC Assèchement, on ne se fie jamais à l'apparence d'un mur. L'œil dit « ça a l'air sec » bien avant que le matériau le soit réellement. Le premier passage technique repose sur des mesures objectives :
- humidimètre (type Tramex) pour estimer rapidement la charge en eau ;
- mesures de surface sur plusieurs points du mur et à plusieurs hauteurs ;
- mesures d'ambiance (température, humidité relative) à l'aide de sondes ;
- contrôle de la température de paroi par caméra thermique si nécessaire ;
- possibilité d'un test à la bombe à carbure sur chape, dalle ou support sensible pour une mesure quantitative.
C'est ce relevé initial qui sert de point zéro et qui permettra, par la suite, de prouver que le séchage progresse réellement.
Étape 3 : choisir le matériel adapté
Il n'y a pas « un » matériel d'assèchement universel. Le bon équipement dépend du support touché et du volume à traiter :
- déshumidificateur professionnel (à condensation ou adsorption) pour réduire l'humidité de l'air ;
- ventilateur et extracteur pour brasser l'air et accélérer l'évaporation ;
- système de soufflage dans les cloisons, planchers ou isolants imprégnés ;
- chauffage d'appoint si la température empêche le séchage ;
- sondes et enregistreurs pour le suivi hygrométrique en continu.
Sur un placo légèrement touché, un appareil peut suffire. Sur une chape, une dalle, un mur maçonné épais, un plafond ou un isolant gorgé d'eau, le protocole est tout autre. Pour aller plus loin sur le choix d'un appareil, voyez notre guide comment choisir un déshumidificateur professionnel.
Erreur fréquente
Étape 4 : installer le matériel d'assèchement
L'installation suit un protocole simple mais rigoureux :
- positionnement des machines en fonction des flux d'air et des zones humides ;
- fermeture de certaines fenêtres et portes pour confiner le volume traité ;
- durée de fonctionnement en continu (24 h/24 sur la période d'assèchement) ;
- sécurité électrique : circuits dédiés, vérification de la puissance disponible ;
- passage de contrôle régulier d'un technicien sur le chantier.
L'occupant reçoit des consignes claires : ce qu'il peut faire, ce qu'il faut éviter (couper les machines, ouvrir en grand toute la journée), et qui appeler en cas de doute.
Mur ou sol encore humide après une fuite ?
Envoyez quelques photos et le contexte : nos techniciens vous disent rapidement si un assèchement s'impose, et lequel.
Étape 5 : suivre l'évolution du séchage
Un assèchement ne se pilote pas « au hasard » : il se mesure. Sur la durée de l'intervention, le technicien revient régulièrement pour :
- effectuer des relevés réguliers sur les mêmes points qu'au démarrage ;
- comparer les mesures dans le temps pour visualiser la baisse du taux d'humidité ;
- adapter le matériel : déplacer un appareil, ajouter une machine, basculer sur une autre techno ;
- décider objectivement de prolonger ou d'arrêter, en s'appuyant sur les chiffres et non sur le ressenti.
Combien de temps dure un assèchement après dégât des eaux ?
C'est la question la plus fréquente, et la réponse honnête est « cela dépend ». Quelques ordres de grandeur, sans promesse fixe :
- Placo peu touché : souvent quelques jours à une dizaine de jours.
- Mur maçonné épais, chape, dalle béton : plusieurs semaines, parfois davantage.
- Isolant ou plancher bois imprégné : surveillance spécifique et prolongée.
- Logement bien ventilé et tempéré : conditions favorables, séchage plus rapide.
Seules les mesures hebdomadaires permettent de fixer une date de fin réaliste. Toute promesse « 5 jours, c'est sec » sur un sinistre important est à prendre avec prudence.
Peut-on faire sécher naturellement, sans entreprise ?
Oui, dans certains cas modestes : petite quantité d'eau, support fin, sinistre rapidement épongé, pièce bien ventilée. Ouvrir, chauffer, aérer suffit parfois. En revanche, le séchage naturel devient insuffisant — voire risqué — dans plusieurs situations :
- le support est épais (mur maçonné, chape, dalle) ;
- le dégât des eaux a duré plusieurs jours avant d'être détecté ;
- le mur reste froid et ne sèche plus visiblement ;
- le sol ou la chape sont touchés ;
- des moisissures ou des odeurs apparaissent ;
- des travaux de remise en état doivent être engagés rapidement.
Conseil GIC Assèchement
Pourquoi demander un PV ou un suivi d'assèchement ?
Un procès-verbal d'assèchement (PV) formalise l'intervention et sert de référence pour tous les acteurs du dossier :
- assurance : preuve technique pour le règlement du sinistre ;
- syndic : élément à intégrer au dossier en cas de copropriété ;
- propriétaire : trace écrite que le bien a été remis en état ;
- locataire : protection en cas de litige ;
- entreprise de remise en état : feu vert technique pour démarrer ;
- vous : confirmation que le support est sec avant de repeindre, replaquer ou poser un revêtement.
Les erreurs fréquentes après un dégât des eaux
- Repeindre trop vite sur un mur qui paraît sec en surface mais ne l'est pas.
- Poser du placo neuf contre un mur encore humide.
- Recouvrir une chape ou une dalle qui n'a pas été contrôlée.
- Utiliser un petit déshumidificateur domestique sur un sinistre important.
- Ne pas mesurer et se fier uniquement au visuel.
- Couper les machines au bout de quelques jours, par fatigue ou par bruit.
- Attendre trop longtemps avant de faire intervenir un professionnel.
Quand contacter GIC Assèchement ?
Quelques situations qui justifient un appel rapide en Île-de-France :
- un mur encore humide plusieurs jours après une fuite réparée ;
- un placo mouillé ou qui gondole ;
- une odeur de moisi persistante dans une pièce ;
- des taches qui reviennent au même endroit ;
- un sol ou une chape touchée par le sinistre ;
- un besoin de preuve technique pour l'assurance ou le syndic ;
- un logement situé en Île-de-France.
Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre guide complet sur les étapes clés d'un assèchement, ou notre article sur les signes d'humidité à ne pas ignorer pour identifier les premières alertes.

Mur, placo ou sol humide après un dégât des eaux ?
Envoyez vos photos et décrivez la situation. GIC Assèchement vous oriente sur la meilleure solution : contrôle humidité, assèchement, suivi ou PV technique.
